Actualités

Partager sur :

Le bilan Carbone d'une entreprise

19 février 2023 Entreprises
Vue 216 fois

Actuellement chaque entreprise ou chaque établissement doit faire un bilan Carbone afin de participer à la réduction de l'émission des gaz à effet de serre.

 

Réduire l'émission de ces gaz est nécessaire car ces gaz, qui s'accumulent  dans l'atmosphère, ralentissent beaucoup l'évacuation de la chaleur solaire et participent ainsi à une augmentation  de la température terrestre.

 

Les gaz concernés sont:

  • - le dioxyde de carbone CO2
  • - le méthane CH4
  • - le protoxyde d'azote (N2H)8
  • - l'hydrofluorocarbure HFC
  • - le per fluorocarbure PFC
  • - l'hexafluorure de soufreSF6

Lors de notre rencontre à Chambéry avec le groupe ENISE Alumni local, j'ai rencontré Nicolas SUCHIER, GM 1988 et notre discussion a éclairé ma lanterne car sa société TRANSYLIENCE réalise de tels bilans.

 

Nicolas nous présente son parcours et ensuite nous guide dans l'élaboration des bilans Carbone.

 

Le bilan Carbone est un sujet vaste que nous compléterons par la suite

"Tout au long de mes études, pendant les vacances scolaires et jusqu’à la fin de mon service militaire, j'ai travaillé dans l’entreprise de BTP fondée par mon père.

 

J'ai passé par la suite 12 ans dans l’industrie automobile en faisant un crochet par l’ESFF, Ecole supérieure  de fonderie et de forge, pour en obtenir le diplôme d’Ingénieur en 1991.

 

De chef de projet à responsable d’Unité autonome de production, en passant par Responsable de production, formateur au « Toyota production System » ou encore Responsable Méthode et Industrialisation j'ai ensuite passé 20 ans dans l’industrie des dispositifs médicaux pour occuper divers autres postes comme directeur d’usines ou directeur monde de l’excellente opérationnelle et de l’engineering.

 

Mon engagement associatif et personnel dans les problématiques environnementales depuis de nombreuses années puis plusieurs formations, m’ont conduit à me recentrer sur un nouveau métier qui me faisait d’avantage sens, celui de « facilitateur » de la décarbonation des organisations, dans lequel j'ai pu allier mon expérience professionnelle, ma connaissance de nombreux métiers industriels avec ma passion environnementale".

 

Transylience SAS a été créée en avril 2020 en plein confinement !

 

le site internet

 

Ce Bureau d’études et de conseils dans la décarbonation de l’industrie est le fruit de la réflexion de 3 associé-es dont Nicolas Suchier (ENISE 88) qui en est le président.

Transylience est donc un Bureau d’études et de conseils composé pour le moment de 5 personnes et de 4 pôles d’activités qui suivent une logique d’amélioration continue :

 

·         L’analyse dont fait partie le Bilan Carbone® (agrément ADEME)

 

·         La Stratégie de décarbonation dont fait partie la méthode ACT® (agrément ADEME)

 

·         L’amélioration avec l’écoconception et l’ACV (Analyse du Cycle de Vie)

 

·         La sensibilisation qui permet l’appropriation des enjeux environnementaux et l’implication de tous avec des outils tels que conférences, Fresques du climat®, du numérique, de la biodiversité,  et des atelier 2Tonnes.

 

Nous avons une trentaine de clients essentiellement dans l’industrie.

 

Le bilan GES (Gaz à Effet de Serre) ou bilan Carbone® d’une organisation (méthodologie déployée par l’ADEME) est un outil de comptabilité, d’analyse et d’actions qui traduit toutes les activités de cette organisation en émission de CO2eq (CO2 équivalent) responsable du dérèglement climatique.

 

Il s’agit donc d’étudier l’ensemble des flux sur l’ensemble de leur cycle de vie (du berceau à la tombe) pour comptabiliser tous les GES (CO2, Méthane, Gaz réfrigérants, Protoxyde d’azote,) qui sont émis, directement ou indirectement, pour se chauffer, se climatiser, fabriquer, transporter, stocker, communiquer, se déplacer, etc.

 

On distingue 3 cadres d’analyse (« scope »), pour faire simple :

 

·         Les émissions liées à la combustion directe des énergies fossiles nécessaires au fonctionnement de l’organisation par exemple le chauffage de bâtiments ou d’un four de TTh avec une chaudière à gaz, …

 

·         Les émissions indirectes de production d’énergie, typiquement les émissions liées à la production d’électricité par le fournisseur.

 

·         Les émissions indirectes liées à tout le reste, c’est-à-dire tout ce qui est indispensable au fonctionnement de l’organisation et inclus dans sa chaine de valeur par exemple les déplacements professionnels, les transports de marchandises aval et amont, les consommables, les composants, les services, les déplacements domiciles travail, l’utilisation et la fin de vie des produits/services vendus, etc…

 

Dans l’industrie « standard » (hors cimenterie, aciérie, chimie lourde,) nous constatons qu’en règle générale les scopes 1 et 2 représentent moins de 10% des émissions de GES contrairement aux idées reçues et par conséquent le scope 3 constitue une énorme source d’opportunités d’améliorations collaboratives en interne comme en externe avec les clients et les fournisseurs.

Par ailleurs il existe une obligation légale pour les entreprises de plus de 500 personnes de faire leurs bilans GES mais nous constatons que 80% de nos clients n’ont pas cette obligation mais veulent s’impliquer dans le défi du réchauffement climatique,  certains bénéficiant de systèmes d’aides de l'ADEME et de la BP.

 

Faire son Bilan GES c’est s’impliquer dans la lutte contre le dérèglement climatique et toutes les conséquences qui y sont liées, en contribuant à la neutralité carbone mondiale telle que défini dans l’accord de Paris, mais aussi participer à l’attractivité de son entreprise vers une population et donc des salariés de plus en plus soucieux de ces enjeux et enfin construire l’avantage concurrentiel qui en découle.

 

Il peut être complété par d’autres initiatives qui vont plus loin comme l’ACV.

 




J'aime

Aucun commentaire

Vous devez être connecté pour laisser un commentaire. Connectez-vous.